Nous souhaitons lancer ce que nous appelons le Monastère invisible intérieur au Bénin, à l'instar du petit diocèse de Belfort Montbéliard.

C’est à dire organiser chez les chrétiens et plus particulièrement chez les personnes âgées ou malades, une prière d’intercession, de louange, de demande les uns pour les autres, nous unissant ainsi et créer un vaste réseau simple et concret de communion des saints entre tous.

Vous pouvez déposer vos intentions de prières en allant sur ICI ou en envoyant un SMS au +229 66025825.

Ils ne seront pas visibles sur le site mais envoyés directement aux membres du MI.

En union de prière

Décalogue de la sérénité du pape Jean XXIII

    Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.
    Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne, je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.
    Rien qu’aujourd’hui, je serai heureux sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde mais également dans celui-ci.
    Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.
    Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.
    Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire, et si on m’offense je ne le manifesterai pas.
    Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.
    Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.
    Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement — même si les circonstances attestent le contraire — que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.
    Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.

    Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Pape Jean XXIII

A. Entrer dans la prière pour se trouver au niveau du cœur.

Choisir le lieu, et se déterminer pour une durée précise : « Seigneur, je veux être là pour Toi. » Le choix marque la réalité de notre engagement à prier.

1. Mon corps : «Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de L’Esprit Saint?» (1 Cor 6,19)

Mon corps est un merveilleux moyen pour prier si je l’accueille tel qu’il est dans sa réalité de l’instant. Dieu a inscrit concrètement dans le corps vivant le mystère de ce que je suis. Le souffle de la respiration est le signe concret du souffle de l’Esprit qui m’habite pour tourner mon cœur vers Dieu.

- Prendre le temps de me poser dans une position détendue et stable, sentir les points d’appui.

- Me mettre en réceptivité et me rendre présent à moi-même, tel que je suis, là où je suis.

- Accueillir le mouvement de la respiration tel qu’il est. En inspirant j’accueille l’existence que Dieu me donne à chaque instant. En expirant j’offre à Dieu cette vie reçue de lui.

2.Le cœur profond : centre de la personnalité profonde : c’est avec mon cœur que je choisis, que j’aime et que je m’engage. Accueillir ce que l’on porte dans son cœur.

a) Qu’est-ce que je porte en moi ?

En prendre conscience, accueillir le réel de ce que je suis (même une colère, une difficulté…) non pas pour m’y enfermer mais pour l’ouvrir au Seigneur et m’offrir avec -et non pas malgré- ce qui m’habite.

b) Qu’est-ce que je veux ? Pourquoi suis-je là ?

Ex : « Seigneur je voudrais T’aimer, Te tenir compagnie ; je voudrais T’apporter cette humanité dont je suis solidaire, Te présenter ces gens-là que Tu aimes et qui souvent ne le savent pas… »

« Ne venez pas d’abord à l’oraison pour recevoir, mais pour donner, pour aimer. » (T. d’Avila).

3. L’Esprit

L’humilité, c’est réaliser que par nous-mêmes nous sommes incapables de prier ; C’est nous reconnaître pauvres et supplier le Seigneur de nous faire la grâce de la prière, c’est Lui demander le secours de l’Esprit Saint. Car toute prière vraie est action de Dieu et de l’homme : il n’y a pas de vraie prière sans l’action de l’Esprit Saint. « Seigneur, pour répondre à ton appel, donne-moi d’accueillir et de m’unir à l’Esprit Saint déjà présent dans mon cœur. » C’est Lui qui me tournera vers Jésus ou vers le Père.

Prier, c’est me joindre à la prière que l’Esprit Saint dépose en moi.

Si je dis « Viens Esprit Saint », ce n’est pas parce qu’Il est ailleurs, mais pour augmenter ma capacité d’accueil.

Il est bon de savoir une prière à l’Esprit Saint par cœur. Par exemple :

- Viens, Esprit-Saint, remplis le cœur de tes fidèles, allume en eux le feu de ton amour.

- Envoie ton Esprit et tout sera créé. Et tu renouvelleras la face de la terre.

- Seigneur notre Dieu, par l’illumination de l’Esprit Saint, tu as instruit les cœurs de tes fidèles; rends-nous dociles à ton Esprit, pour apprécier ce qui est juste, et donne-nous d’éprouver toujours le réconfort de sa présence. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

ou

O Roi céleste consolateur, Esprit de vérité, Toi qui es partout présent et qui emplis tout,

Trésor de bien et donateur de Vie, viens et demeure en nous ;

Purifie-nous de toute souillure, et sauve nos âmes Toi qui es bonté

B. Accueillir la Parole

Dans cette présence de l’un à l’autre qu’est l’oraison, je suis précédé par Dieu qui m’a aimé avant que je ne l’aime, qui m’a parlé avant que je ne lui parle, en Jésus, Parole de Dieu.

La Parole de Dieu est toujours présente dans une prière chrétienne.

a) Soit une scène d’Evangile avec deux niveaux :

- un premier niveau où je réfléchis avec mon intelligence croyante pour être attentif à tout ce que le Seigneur me dit par l’écriture.

- un deuxième niveau où je ne mène plus tellement les choses mais je reprends et murmure simplement tel mot ou tel verset qui m’a touché, comme dans la lettre d’un ami, et j’ouvre librement mon cœur à cela.

b) Soit répéter le nom de Jésus, ou « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, prends pitié de moi pécheur », ou le chapelet…

c) Soit répéter un verset d’écriture.

d) Soit dire très lentement un Notre Père….

Savoir durer, demeurer, redisant ma confiance, des petits mots d’amour.

Il n’y a pas de descente profonde en nous sans choix, sans durée, sans patience.

C. Offrir sa vie

« Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu: c’est là le culte spirituel que vous avez à rendre »(Rom12,1)

Nous pouvons toujours nous offrir simplement au Seigneur tels que nous sommes avec ce qui nous habite de beau ou de plus difficile: distractions, tentations, impuissance à prier etc. C’est consentir à une certaine obscurité et pauvreté sans chercher à raisonner, mais en offrant tout.

Et toujours croire, espérer, aimer : faire des actes de foi, d’espérance, d’amour.

D. Le fruit de la prière

La véritable oraison mène à la charité active qui s’engage à la suite de Jésus, lui qui a donné sa vie pour le salut du monde. L’oraison conduit à imiter Jésus, à le regarder vivre tourné vers son Père, à prendre dans notre cœur son propre souci du bonheur éternel de l’humanité. L’oraison porte à vivre un amour en acte, un amour qui se compromet.

Quand je sors de la prière, je remercie le Seigneur pour ce temps passé avec lui, même si j’ai été très déficient ; Lui m’a accueilli et aimé.

L’authenticité de ma vie avec Dieu se trouve dans l’authenticité de ma vie avec les autres Dans un deuxième temps, je me tourne vers le prochain avec le désir de l’aimer dans la situation où je suis. Poser un acte concret et gratuit de charité transforme notre cœur et permet à notre prière de porter du fruit dans notre vie concrète.

Tout vivre « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

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